The Art of Painting : un panorama de l’art chrétien

The Art of Painting est un site réalisé par René Jean-Paul Dewil, un auteur belge. Une biographie de l’auteur est présente sur le site. Il est diplômé d’ingénierie et d’informatique à l’Université Catholique de Louvain en Belgique. Il est également passionné d’histoire de l’art occidental. Le site regroupe principalement une série de textes sur la religion chrétienne et ses représentations dans l’histoire de l’art. Le site est rédigé en anglais ; certaines parties sont traduites en néerlandais.

Capture d'écran de la page d'accueil de The Art of Painting.

Capture d’écran de la page d’accueil de The Art of Painting.

The Art of Painting fait partie des sites dont l’interface fait immédiatement douter de la fiabilité et du sérieux de son contenu. En effet, elle n’a rien de recherché et elle n’a aucun caractère esthétiquement plaisant. La navigation n’y est pas si évidente que cela. Depuis la page d’accueil, la navigation s’effectue par la colonne située sur la gauche. Une introduction, assez longue, explique les bases de l’art religieux : les sources textuelles et leur circulation en Europe, la religion chrétienne et son développement dans l’art, etc.

Le site est ensuite divisé en différentes catégories. La page intitulée « Christian themes » consiste en un regroupement de résumés des principaux épisodes bibliques. La deuxième catégorie concerne le personnage de Jésus. Cette partie est divisée en de multiples sous-parties ; chacune renvoyant à une page présentant un épisode de la vie du Christ en particulier. Sur les pages de ce type sont répertoriés un, voire deux ou trois tableaux représentant l’épisode, suivit du résumé de l’épisode. Puis, l’auteur reprend les tableaux mentionnés au-dessus et s’attèle à décrire et analyser ces derniers. Pour certains artistes, comme c’est par exemple le cas de Pontormo sur la page concernant le Repas d’Emmaüs, l’auteur a aussi intégré une biographie de l’artiste. Malgré ces informations précises et complètes, on regrette néanmoins que des reproductions des œuvres en question ne soient pas présentes sur la page, obligeant de ce fait l’internaute à les chercher lui-même. Néanmoins, une page du site répertorie tout de même toutes les œuvres citées, leur artiste et leur lieu de conservation. Elles sont classées par thème, c’est-à-dire le sujet représenté.

Par rapport à ce qui a été dit sur le personnage de Jésus, la même observation peut être faite pour le personnage de la Vierge, qui bénéfice elle-aussi d’un grand nombre de pages. Les pages sur les apôtres et les quelques saints présentés fonctionnent également de la même manière. L’Ancien Testament est également décrypté.

La catégorie intitulée « Educating Arte » concerne l’histoire de l’art à proprement dite. Cette catégorie s’articule autour du mythe antique de Zeuxis, un peintre, dont l’histoire est initialement racontée par Pline l’Ancien. Entre chacune des parties de cette histoire, on trouve, de manière assez surprenante, des pages concernant des mouvements picturaux en particulier. L’une d’entre elles concernent le maniérisme. En plus d’une définition assez complète du mouvement, l’auteur a décidé d’analyser une Pietà de Rosso Fiorentino, à titre d’exemple.

Le site offre également des liens de téléchargement vers des e-novels et des écrits très complets, rédigés par l’auteur du site lui-même, en anglais et en néerlandais. Les premiers sont, comme leur nom l’indique plutôt fictionnels, inspirés de faits historiques réels. Les seconds sont plus pertinents pour le domaine de l’histoire de l’art. Onze de ces textes nous sont proposés. La plupart ont pour sujet un aspect de l’art chrétien. L’un d’entre eux concerne les thèmes mythologiques dans l’art, ce qui représente également une catégorie du site.

L’auteur conclut son travail par une longue bibliographie, d’où sont tirées les informations utilisées sur le site. De manière plus anecdotique, nous pouvons noter qu’il existe un index des femmes artistes, qui n’est pas sans rappelé celui d’Artcyclopedia.

Concernant notre sujet, comme bien des sites, la figure du Christ est présente, mais c’est à l’internaute de la relier au courant du maniérisme. En effet, les explications sur le courant pictural et la figure du Christ sont séparées. Comme on l’a vu plus haut, à chaque épisode biblique sont associés plusieurs tableaux et leur analyse. Certains d’entre eux appartiennent au courant du maniérisme, comme, on l’a déjà vu, pour Pontormo et le Repas d’Emmaüs. De plus, l’un des textes offerts en téléchargement gratuit, d’une longueur assez importante, concerne le Christ dans l’art en général.

En conclusion, The Art of Painting fait partie des sites pour lesquels l’habit ne fait pas le moine. Le site est un véritable guide concernant la religion chrétienne, ses textes, ses personnages et l’art qui y est lié. Les informations artistiques y sont variées. Les artistes évoqués sont originaires de toute l’Europe et se rattachent à divers courants picturaux. Ainsi, The Art of painting nous offre un véritable panorama de l’art chrétien. Le défaut majeur de ce site, en dehors de son interface, reste l’absence totale d’illustrations.

M.E.L

Artcyclopedia

Artcyclopedia est un site créé par le canadien John Malyon dans la fin des années 90. Ce site est une base de données qui regroupe des artistes de toutes périodes et de tous courants picturaux. À l’heure actuelle, plus de 9 000 artistes y sont enregistrés.

Capture d'écran de la page d'accueil d'Artcyclopedia.

Capture d’écran de la page d’accueil d’Artcyclopedia.

Il est vrai que l’interface du site, plutôt datée et en apparence peu construite, peut rebuter l’internaute. La page d’accueil nous offre différents modules. Le premier nous présente des actualités sur le monde de l’art, tirées de divers journaux anglophones. En dessous se situe un module présentant les artistes les plus populaires du mois dernier ; classement, généré par le nombre de fois que le nom de l’artiste a été recherché, qui n’a pas été actualisé depuis octobre 2010. À la droite de la page se trouve deux modules exposant des diaporamas d’œuvres sur un thème particulier ou d’un artiste. Les deux modules centraux sont les plus utiles : le premier est un module de recherche, présentant trois critères différents : le nom de l’artiste, le titre de l’œuvre et le nom du musée ou du lieu où est conservé une œuvre. Le second module donne accès à divers index : noms d’artistes, médium, sujet de l’œuvre, nationalité de l’artiste et un index des femmes artistes. Ce module présente également tous les mouvements picturaux répertoriés sur le site. La Renaissance constitue une catégorie à part entière de ce regroupement.

Depuis la page d’accueil, la navigation sur le site s’effectue aussi au moyen des onglets situés dans une colonne sur la gauche. On y retrouve des liens identiques à ceux donnés par les modules de la page, mais aussi d’autres liens, comme par exemple un index des musées du monde.

Trois glossaires, auxquels on peut accéder depuis un lien en bas de la colonne de navigation, sont également proposés sur le site. Le premier concerne des termes généraux en histoire de l’art ; le second regroupe des noms de personnages issus des religions grecques et romaines ; enfin, le troisième concerne les saints de la religion chrétienne.

Intéressons-nous au maniérisme. Depuis la page d’accueil, le courant du maniérisme est répertorié dans le deuxième module central, comme une sous-catégorie du mouvement plus large de la Renaissance. Les pages concernant un mouvement se présentent, comme le reste du site, de manière simple. On y trouve une information sur la période et le lieu de développement du courant, suivie par une définition relativement courte. La deuxième partie de la page est constitué d’une liste des artistes rattachés au mouvement, classés par ordre de leur année naissance. La liste se présente sous la forme globale d’un tableau, chose plutôt courant pour les bases de données (telles que Web Gallery of Art ou The Athenaeum par exemple). On y trouve les informations primordiales sur chaque artiste, à savoir leur nom, leurs années de naissance et de mort et leur nationalité. La dernière colonne renvoie à un lien commercial sur All Posters, pour acheter des reproductions des œuvres. Pour le courant du maniérisme, on y trouvée à la fois des artistes italiens et d’Europe du Nord.

Chaque artiste bénéficie évidemment d’une page. On n’y trouve pas de biographies mais simplement les informations basiques déjà évoquées plus haut, ainsi que les autres artistes proches de l’artiste en question, comme son maître et/ou ses élèves. Plusieurs listes sont ensuite proposées : une liste des musées où sont conservées les œuvres, une liste des sites où il est possible de trouver des reproductions des œuvres et en enfin des articles sur l’artiste, issus de différents sites. On trouve en bas de chaque page des liens commerciaux vers des ouvrages concernant l’artiste.

De ce fait, notre sujet de la figure du Christ n’est pas directement abordé. Depuis la page sur le courant du maniérisme et de la liste des artistes qui en découle, c’est à l’internaute de chercher les œuvres qui correspondent à ce sujet sur les différents sites référencés par Artcyclopedia.

En conclusion, le contenu d’Artcyclopedia n’est pas à l’image de son apparence. Son interface est en effet démodée. Mais son contenu est précis et diversifé. S’il faut quelques instants à l’internaute pour s’y retrouver, la navigation est en fait plutôt simple. C’est un site qui permet immédiatement d’avoir une vision générale sur un mouvement en particulier et sur les artistes qui y sont rattachés. Il existe tout de même un défaut : étant donné qu’Artcyclopedia est un site qui regroupe beaucoup de liens vers d’autres sites, certains de ces liens sont parfois morts, obligeant l’internaute à effectuer une recherche lui-même. Il est également à noter que malgré la présence de plusieurs liens commerciaux, ceux-ci ne sont pas invasifs et restent plutôt discrets.

M.E.L

Le Google Art Project

Le Google Art Project est un service mis en place par l’entreprise Google en février 2011. Le but de ce projet est de faciliter l’accès à des numérisations de ultra haute qualité d’œuvres d’arts et de pouvoir réaliser des visites virtuelles de certaines salles de quelques musées, et ce, gratuitement. Les visites virtuelles sont rendus possibles par l’utilisation de la technologie Street View, mise en place sur Google Maps. Au moment de son lancement, 17 musées avaient choisi de collaborer avec Google. À l’heure actuelle, plus d’une centaine de musées, situés dans plus de 40 pays, est représenté. Plus de 40 000 œuvres sont numérisées.

Capture d'écran de la page d’accueil du Google Art Project.

Capture d’écran de la page d’accueil du Google Art Project.

La page d’accueil du site donne immédiatement un aperçu des possibilités de ce projet. La majorité de l’écran est occupée par une image d’une œuvre d’art (ici sur la capture d’écran, un Ecce Homo de Caravage). Il est possible de faire défiler cet élément présenté pour un autre. Ces « éléments présentés » reflètent l’étendue du projet : ce sont des œuvres de différents types (tableaux, dessins, objets, etc.), réalisés par différents artistes, à différentes périodes et sont conservées dans différents musées aux quatre coins du monde.

Capture d'écran de la page présentant La Déposition du Christ de Bronzino.

Capture d’écran de la page présentant La Déposition du Christ de Bronzino.

Cliquer sur l’un de ces éléments nous amène sur une nouvelle page présentant l’œuvre plus en détail. Prenons l’exemple de La Déposition du Christ de Bronzino, réalisée en 1545-1553 et conservée au Palazzio Vecchio de Florence. La page se présente également de manière simple. En haut à droite, un module permet d’effectuer un zoom. C’est l’un des éléments sur lesquels repose l’intérêt du Google Art Project. Le zoom est en effet très élevé et les œuvres étant numérisées en ultra haute résolution, aucune perte de qualité n’est ressentie, comme en témoigne le détail ci-dessous.

Capture d'écran d'un détail de La Déposition du Christ de Bronzino.

Capture d’écran d’un détail de La Déposition du Christ de Bronzino.

En haut à gauche, un module intitulé « Détails » donne des informations que l’on trouve traditionnellement dans le cartel de l’œuvre (date de création, dimensions, titre original, artiste, courant artistique, thème (biblique, mythologique, etc.). On trouve aussi une courte description du sujet de l’œuvre et son contexte de réalisation. Dans cet exemple, la description permet d’identifier rapidement les personnages représentés. S’il s’agit d’un épisode biblique particulier, les sources textuelles précises sont parfois données comme par exemple à propos du Repas d’Emmaüs de Pontormo. Néanmoins, pour certaines œuvres, toutes ces informations, notamment des informations basiques sur l’œuvre comme les dimensions et la technique, ne sont pas forcément présentes.

La barre de recherche se situe en haut de la page. Il est possible de rechercher directement selon un courant pictural. Mais les résultats donnés pour une recherche avec le terme « maniérisme » (ou « mannerism ») sont loin d’être tous pertinents. Dans notre cas, il est préférable d’effectuer une recherche par nom d’artistes. Il est possible d’affiner une recherche selon sept critères : la collection (c’est-à-dire le musée ou l’institution où est conservée l’œuvre), l’artiste qui a réalisé l’œuvre, le support de l’œuvre, le lieu de réalisation supposé de l’œuvre, les artistes qui se rattachent à la recherche, le type de support des reproductions numériques (principalement des photos) et enfin la date supposée de réalisation de l’œuvre. Il est ainsi possible d’accumuler les critères de recherche pour avoir des résultats plus précis (par exemple : « Pontormo », « « Uffizi Gallery », « Peinture à l’huile »). À noter qu’il est aussi possible de comparer deux œuvres, à la manière de la Web Gallery of Art.

Capture d'écran de la page de la visite virtuelle de la Galerie des Offices de Florence, avec au premier plan, La Vierge au long cou de Parmigianino.

Capture d’écran de la page de la visite virtuelle de la Galerie des Offices de Florence, avec au premier plan, La Vierge au long cou de Parmigianino.

Le Google Art Projet permet également de réaliser des visites virtuelles, comme par exemple la Galerie des Offices (Uffizi Gallery) de Florence. Ces visites fonctionnent de la même manière que la fonction Street View de Google Maps. Sur la gauche de l’écran, un plan, qu’il est possible de masquer, indique notre position précise dans le musée.

Plusieurs œuvres concernant notre sujet sont disponibles sur le site. Nous avons déjà évoqué La Déposition du Christ de Bronzino. Pour Pontormo, on peut citer Le Repas d’Emmaüs de 1525, déjà évoqué plus haut. Pour Rosso Fiorentino, Le Christ mort avec des Anges, de 1524-27. Pour ce tableau, on peut d’ailleurs remarqué que la description s’achève sur un lien à une des vidéos d’analyses d’œuvres de la Khan Academy. Le maniérisme de l’Europe du Nord, que nous avons peu abordé jusqu’à présent n’est pas en reste non plus. Pour Joachim Wtewael, par exemple, on trouve une Adoration des bergers de 1598.

Ainsi, le Google Art Projet s’avère être un outil offrant des numérisations d’œuvres d’une grande qualité. Cet outil est donc utile pour les étudiants en art, les chercheurs ou tout simplement les particuliers qui n’ont pas la possibilité d’observer ces œuvres dans leur lieu de conservation. La numérisation permet l’agrandissement sur un détail particulier, de voir la touche du peintre, qu’il n’aurait parfois pas été possible de voir, même si l’on avait l’œuvre en face des yeux. Néanmoins, cet outil présente aussi des limites. Il est tout d’abord impossible de télécharger ces numérisations. Des informations essentielles sur certaines œuvres sont manquantes. Le projet gagnerait donc à être compléter, voire améliorer. Il est également à noter que certains musées, comme le Louvre, n’ont pas donné leur accord pour participer à ce projet; certains de ces musées ou institutions invoquant des problèmes causés par les droits d’auteurs. En résulte l’absence d’un grand nombre d’œuvres importantes pour l’histoire de l’art sur le site.

M.E.L

Le maniérisme dans les musées

Les œuvres maniéristes sont, pour la plupart, liées à des commandes religieuses. Certaines d’entre elles se trouvent donc toujours dans l’édifice religieux auxquels elles étaient destinées. D’autres, en revanche, se trouvent dans des musées. Un nombre relativement important de musées, situées principalement en Europe, possèdent des œuvres maniéristes. Cet article essaiera de répertorier les plus importants d’entre eux et de montrer quelles informations leur site internet nous donne sur ce courant pictural et sur les œuvres contenant la figure du Christ.

 

Capture d'écran de la page d'accueil du musée du Louvre.

Capture d’écran de la page d’accueil du musée du Louvre.

Le musée du Louvre possède quelques œuvres maniéristes. Depuis l’onglet « Œuvres et palais », nous avons accès à plusieurs parties du site susceptibles de nous intéresser. En recherchant « maniérisme », nous avons accès un certain nombre de notices d’œuvres d’art, mais les résultats sont loin d’être tous pertinents, puisque parmi eux se trouvent par exemple des œuvres datant du IIème siècle. Il apparait alors plus intéressant de rechercher directement un nom d’artiste maniériste. D’après la page « Collections et départements », 311 œuvres du département des peintures disposent d’une notice, ce qui est relativement peu. On peut retenir l’exemple de La Vierge à l’Enfant avec sainte Anne et quatre saints de Pontormo ou encore Le Baptême du Christ de Cornelis van Haarlem. Les notices se présentent de la même manière : une analyse de l’œuvre, accompagnée d’une courte bibliographie se trouve au milieu de la page, sous la reproduction de l’œuvre. Sur la droite se trouve le cartel complet de l’œuvre, ainsi que sa position exacte dans le musée. Il est à noter que le musée du Louvre dispose de sa propre base de données qui regroupe toutes les œuvres exposées au Louvre, soit environ 30 000 œuvres. Cette base de données est intitulée Atlas.

 

Capture d'écran de la page d'accueil de la National Gallery de Londres.

Capture d’écran de la page d’accueil de la National Gallery de Londres.

Le site de la National Gallery de Londres est un peu plus complet. L’onglet « Paintings » en haut à gauche donne accès à plusieurs parties du site. En cliquant sur « Explore the paintings » dans la colonne de gauche, nous avons accès à une liste des artistes représentés dans le musée. Les fiches sur les artistes sont plutôt inégales : certaines ne sont pas complètes. Concernant le maniérisme, les plus abouties sont celles des artistes majeurs. La plupart d’entre eux sont italiens, tels que Pontormo, Rosso Fiorentino, Parmigianino. Ces fiches donnent une biographie de l’artiste et présente les œuvres conservées à la National Gallery. On peut prendre l’exemple de La vision de saint Jérôme de Parmigianino. Le cartel des œuvres est visible en cliquant sur « Key facts » en bas de la page. Une courte définition du maniérisme est disponible dans un glossaire. La National Gallery fait partie des institutions qui ont acceptée de participer au Google Art Project, permettant ainsi aux internautes de bénéficier de numérisations en ultra haute qualité. Le site de la National Gallery propose également de découvrir une de leurs expositions passées. Celle-ci concernait les dessins de l’artiste maniériste Federico Barocci. Les ressources concernant cette exposition sont très complètes et permettent ainsi d’avoir un aperçu de ce médium important pour les artistes de la Renaissance.

 

Capture d'écran de la page d’accueil du British Museum.

Capture d’écran de la page d’accueil du British Museum.

Le British Museum s’inscrit dans la même démarche. En haut de la page se trouve une catégorie intitulée « Explore ». La sous-catégorie « Highlights » donne accès à des notices d’œuvres. Il est possible de les rechercher dans un index selon quatre critères : la culture, le lieu de production, la technique ou le nom d’une personne (soit celui d’un personnage représenté, soit celui de l’artiste). On peut par exemple trouver une gravure d’Hendrick Goltzius représentant l’épisode de la Circoncision ou encore une gravure de Parmigianino représentant une Mise au tombeau.

 

Capture d'écran de la page d'accueil du site Virtual Uffizi Gallery.

Capture d’écran de la page d’accueil du site Virtual Uffizi Gallery.

Le site de la Galerie des Offices de Florence ne donne que peu d’informations sur les œuvres. En revanche, un site parallèle, intitulé Virtual Uffizi Gallery est beaucoup plus complet. Le site propose de réaliser une visite virtuelle du musée, comme cela est déjà possible sur le Google Art Project, avec lequel le musée a accepté de collaborer. De manière plus classique, un index des artistes est disponible. Il donne accès à une série de biographies. Sur ces pages est indiqué les salles dans lesquelles sont accrochées les œuvres de ces artistes, avec un lien qui renvoie à la page de la visite virtuelle, permettant ainsi de les voir en contexte, comme c’est par exemple le cas pour Pontormo et Rosso Fiorentino.

 

En conclusion, les informations concernant le mouvement maniériste sont disséminées sur de nombreux sites, étant donné que les œuvres maniéristes sont situées dans plusieurs musées. Les sites de musées sont globalement faits de la manière, avec une interface à chaque fois différente, mais claire. On y trouve des notices sur des artistes ou des œuvres en particulier. D’une manière générale, il n’est pas possible de rechercher des informations sur un mouvement pictural en général ; il faut plutôt se concentrer sur un artiste ou une œuvre en particulier. Néanmoins, certains sites restent plus complets que d’autres. La figure du Christ est de ce fait abordée de nombreuses fois, principalement par le biais des notices d’œuvres.

M.E.L

Un site d’images appréciable

Arts at Dorians est un site qui appartient à un site de la vente des affiches en ligne, Office New Image. Nous ne pouvons pas trouver une indication du nom du fondateur de ce site et il est possible qu’un fondateur du site ne soit pas un professionnel ou un historien de l’art. Pourtant, je voudrais le présenter en raison de la qualité du travail et sur la classification des bases de donnés. Le site organise des informations sur les tableaux représentatifs historiquement et il nous permet d’utiliser les images.

Capture d'écran de la page d'accueil d'Arts at Dorians

Capture d’écran de la page d’accueil d’Arts at Dorians.

L’interface nous donne l’impression d’être démodée et le niveau esthétique est inférieur à celui d’autres bases de donnés. Mais la façon de présenter les œuvres et la classification sont parfaitement claires et compréhensibles pour les visiteurs. Tout au début de la page d’accueil, nous avons quatre catégories permettant de trouver des images et des informations les concernant : l’histoire de l’art européen, l’histoire de la bible, la mythologie grecque et les artistes féminins. Chaque catégorie s’organise correctement. En cliquant sur l’onglet de l’histoire de l’art européen, un tableau chronologique apparait sur la page. Nous avons des rubriques pour quelques courants artistiques : la Renaissance, le Baroque, le Rococo, le Classicisme, l’Impressionnisme etc. Ils sont expliqués clairement et brièvement avec les images. Chaque catégorie a des sous-parties. Dans le cas de la rubrique de la Renaissance, nous voyons quatre parties : la première Renaissance, la haute Renaissance, les artistes vénitiens et le maniérisme. Chaque partie nous renvoie à une page, sur laquelle on peut voir des définitions et une liste d’image.

Pour la liste, les images se trouvent à gauche de la page. Les noms d’artistes sont à côté des images et cliquer les noms nous amènent à une page de la bibliographie d’artiste et de la liste des œuvres.

Capture de la page du maniérisme.

Capture d’écran de la page du maniérisme.

Pour la partie du maniérisme, nous avons dix artistes qui sont présentés avec leur biographie et leurs œuvres. Par exemple, Parmigianino, El Greco et Pontormo, etc. les œuvres sont apparues en ordre chronologique. Chaque tableau religieux est équipé d’un lien qui nous fait voir une page d’histoire de la Bible. Sur cette page, il est possible de consulter des explications sur les sujets religieux. Et nous avons aussi une liste qui classifie les iconographies des Saints.

Ainsi, le site est bien organisé. Nous pouvons comprendre clairement chaque courant artistique avec beaucoup d’images et d’explications. Surtout, la classification des images est remarquable.

Pour notre sujet, la figure du Christ, nous pouvons trouver une rubrique « La vie du Christ » dans la catégorie de l’histoire de la bible. Sur cette page, nous pouvons accéder aux tableaux qui représentent le Christ pour chaque sujet.

Cela nous aide de comparer la figure du Christ dans les différents tableaux et comprendre les caractéristiques des maniéristes.

Y.M.

Le musée virtuel japonais

Ce site est organisé par Information Technology Promotion Agency Japan dans le but de diffuser les informations enrichies aux visiteurs. Il est l’un des projets de système de l’éducation informatisée au Japon. Maintenant, les projets sont déjà terminés. Pourtant, il est encore possible de consulter les images et les vidéos sur le site et il est possible, pour tout le monde, de les utiliser dans le but de l’éducation. Le site nous propose environ 17 000 images et vidéos gratuitement. Elles sont très variées et classifiées par domaine.

Capture de la page d'accueil du site.

Capture d’écran de la page d’accueil du site.

L’interface est très claire et logique. La page d’accueil nous montre tout d’abord seulement « A propos du site », « Référence » et un onglet qui nous amène à la page de la condition d’utilisation. Après l’avoir lu et cliqué sur le bouton « Je suis d’accord avec les conditions d’utilisations », nous pouvons finalement accéder à la page du moteur de recherche et de la liste de la classification d’image.

Capture de la page des catégories.

Capture d’écran de la page des catégories.

Nous avons donc deux façons de chercher les images et les vidéos qui nous conviennent : le moteur de recherche et chercher par de manière thématique par des catégories. La liste de la classification se trouve en bas de la case du moteur de recherche. Il y a dix grands domaines de classification. L’un des domaines est l’histoire de l’art. Cette catégorie est nommée « Le musée virtuel » et elle se compose en 18 parties. Par exemple, nous avons des parties : Renaissance I, Renaissance II, Renaissance III, Maniérisme, Baroque, Rococo, Classicisme/Néo-Classicisme, Romantisme, Réalisme, Impressionnisme I, Impressionnisme II, Symbolisme, Néo-impressionnisme, Naturalisme, Art nouveau. Chaque onglet de partie nous envoie à la page des images concernant chaque sujet.

A la page du Maniérisme, nous avons deux artistes affichés : El Greco et Giuseppe Arcimboldo. Ensuite, cliquer sur le nom nous renvoie à la page de la liste des œuvres.

Capture de la page des peintures d'El Greco

Capture d’écran de la page des peintures d’El Greco.

Par exemple, à la page d’El Greco, les images et l’explication sont dans des colonnes. Les images sont classifiées dans la colonne gauche sans ordre chronologique et les informations sur chaque tableau sont dans la colonne droite. Les tableaux affichés sont les œuvres représentatives d’El Greco se rapportant à des sujets religieux. Nous pouvons donc vérifier les caractéristiques des manières de la représentation de la figure du christ.

Malheureusement, il n’y a pas suffisamment d’images et d’informations à propos du maniérisme et pour notre sujet, la figure du Christ, sur ce site. Néanmoins, je conclue que ce site est utile pour utiliser des images à l’occasion de recherches.

Y.M.

Kulturika

Kulturica est un site ayant le fonctionnement des revues en ligne au sujet de la littérature, de la musique, des beaux-arts, Pythagore et de la mythologie. Nous pouvons trouver les articles pour chaque sujet. Nous n’avons pas de nom du fondateur de ce site mais les articles qui sont consultable sur le site indiquent le nom du journaliste.

Dans une catégorie des « Informations générales », nous pouvons trouver les buts de Kulturica. On nous annonce que ce site est pour la culture et qu’il essaye de nous apporter des informations plus riches, exactes et précises.

Capture de la page d'accueil de Kulturica.

Capture d’écran de la page d’accueil de Kulturica.

L’interface de la page d’accueil nous donne l’impression de désordre. Comme nous l’avons déjà vu, les articles se rapportent aux sujets de la littérature, de la musique, des beaux-arts, de Pythagore et de la mythologie. La page d’accueil nous indique donc cinq onglets, auxquels s’ajoutent l’onglet « Accueil ».

Capture d'écran de la page ; une catégorie des Beaux-Arts.

Capture d’écran de la page de la catégorie des Beaux-Arts.

Chaque catégorie se compose en quelques sous-parties. Par exemple, nous avons deux sous-parties dans la catégorie des beaux-arts : Autour de Michel-Ange, Son œuvre et les autres artistes de la Renaissance. Dans « Auteur de Michel-Ange », les articles se consacrent à expliquer seulement à la vie de Michel-Ange. Et puis, dans la partie « Son œuvre », il est est possible consulter des œuvres représentatives de Michel-Ange, avec des explications. Il parle non seulement de l’information fondamentale sur chaque œuvre, mais aussi de la situation historique. Pour notre sujet, la figure du Christ, nous avons une page pour Le jugement dernier et une autre page pour une Piéta.

Nous pourrions dire que les informations pour ces pages sont riches. Néanmoins, nous avons l’impression que les contenus de la catégorie des beaux-arts ne sont pas équilibrés car la plupart des informations sont au sujet de Michel-Ange, qui est seulement l’un précurseurs du mouvement du maniérisme.

Pour chercher les informations qui nous conviennent, il y a un moteur de recherche en haut de la page d’accueil. Avec ce moteur, nous avons sept résultats. Les images et les articles appariassent dans une liste, classés par ordre chronologique de la date d’affichage sur le site.

L’un des pages sur le maniérisme, Le Maniérisme, un courant artistique essentiel, nous explique tout d’abord la définition du maniérisme, et nous montre quelque œuvres de Michel-Ange et des autres artistes rattachés à ce courant, avec les images des peintures. Dans le contexte, il y a quelques mots et le nom des artistes soulignés. Cela nous amène à d’autres pages en cliquant dessus. Par exemple, en tapant sur El Greco, nous pouvons aller à la page qui se consacre à sa biographie et à ses œuvres. Il est possible de consulter les œuvres de Greco, comme la Piéta inspirée par Michel-Ange, deux peintures au sujet de la Spoliation du Christ, qui ont été faites dans des années différentes. Avec l’explication, cette page nous permet de comprendre son changement dans la manière de peindre les figures des personnages, comme le Christ et la Vierge, ainsi que l’influence de Michel-Ange.

Capture d'écran de la page pour Ele Greco : La comparaison entre deux tableaux au même sujet.

Capture d’écran de la page pour El Greco : La comparaison entre deux tableaux au même sujet.

Ainsi, malgré quelques problèmes d’interface et le manque d’équilibrage des contenus, nous pourrions dire que c’est un site utile comme base donnés des articles numérisés.

Y.M.

L’Entreprise de Uniphoto Presse International

Uniphoto Presse, est organisé par une entreprise japonaise, l’Entreprise de Uniphoto Presse International. Elle nous propose des images stockées sur son site. Les images se composent en six catégories : l’illustration, les nouvelles, la mode, l’histoire et l’histoire de l’art.

Le site nous explique comment l’utiliser dans l’onglet « Help ». Uniphoto Presse nous propose de s’y inscrire afin d’avoir le droit à l’utilisation des images. Cela n’est pas gratuit. Chaque fois que nous utilisons les images, il faut payer. Les prix sont différents, dépendant du but de l’utilisation des images. La plupart des images est utilisée dans des livres scolaires ou dans le but de la publication. Pourtant, toutes les images sont consultables avant d’être inscrit sur le site.

Capture d'écran de la page d'accueil d'Uniphoto Presse International.

Capture d’écran de la page d’accueil d’Uniphoto Presse International.

La page d’accueil du site nous montre cinq onglets : l’accueil, à propos du site, les conditions d’utilisation et les prix, et l’aide. A la suite, nous avons un moteur de recherche en bas. Cela nous permet de chercher directement ce qu’il nous faut. Sinon, nous avons aussi un autre moteur de recherche, à gauche, permettant de chercher par les noms des artistes.

Capture d'écran de la page des résultats pour "mannerism".

Capture d’écran de la page des résultats pour « mannerism ».

En tapant « Mannerism », nous avons 2700 images concernant sur cela. Et pour « Mannerism Christ », il y a 292 images. Chaque image contient le nom d’artiste, le titre d’œuvre, la matière et la date de la création. Ils sont tous apparus en anglais. L’utilisateur peut sélectionner les images et les sauvegarder en cochant une case. Nous avons alors la possibilité de regarder les œuvres représentant même sujet et de les comparer en même temps.

Ainsi, le site d’Uniphoto Presse International fonctionne comme une base de données et nous peut nous permettre d’utiliser clairement les images, mais à la condition d’être inscrit.

Y.M.

Bridgeman Education

Bridgeman Education est une base de données qui est très réputée, principalement aux États-Unis et en Angleterre. Bridgeman Education a été impliqué dans plusieurs éducatifs, y compris Project Silver, financé par the Technology and Strategy Board and KTP. Il nous propose plus de 500 000 images reflétant toute l’Histoire de l’Art et l’Histoire de la préhistoire. Il est destiné aux chercheurs et aux étudiants de l’université. A la condition que nous nous inscrivions à ce site payant, nous pouvons avoir les images et nous pouvons les utiliser dans le domaine des études et des recherches. Normalement, lors de l’inscription, nous payons pour l’utilisation ; pourtant, pour les étudiants, il y a une période d’essai gratuite. Nous pouvons nous tenir au courant de l’actualité du site sur le Facebook et Twitter. Il nous montre régulièrement les images, elles aussi consultables sur le site de Bridgeman Education.

Bridgeman Education

Capture d’écran de la page d’accueil de Bridgeman Education.

L’interface de la page d’accueil est très simple et claire. Nous avons deux façons de chercher les images qu’il nous faut. Premièrement, on peut taper directement le mot clé dans un moteur de recherche. Deuxièmement, nous avons l’onglet de la recherche avancée. Dans cet onglet, nous avons dix critères. Par exemple, le nom et la nationalité de l’artiste, la date de la création de l’œuvre, la période, le lieu de la conservation, le mot clé, la description, la matière de l’œuvre, la classification, la description.

Le resultat pour Mannerism et Christ

Capture de la page des résultats pour « Mannerism, Christ ».

En tapant « Mannerism », nous avons 87 images concernant cela. De plus, si nous tapons « Mannerism » et « Christ », nous avons 20 images d’œuvres.

Capture d’écran de la page de « The Crucifixion by El Greco ».

Pour annoncer une exemple, je vous montre une page sur la Crucifixion de El Greco. Une image de la peinture se trouve du côté gauche, et l’information fondamentale apparait à la droite. Mais il n’y a pas d’explication sur le sujet de la peinture et aucune biographie de l’artiste. Néanmoins, il est possible d’accéder aux autres images en cliquant sur le nom d’artiste.

Ainsi, dans le but de chercher les images et les comparer, le site fonctionne parfaitement. De plus, nous pouvons utiliser les images sans souci de la violation du droit en raison de la manifestation du site.

Y.M.

 

Une exposition sur Parmigianino et une exposition sur Pontormo

Les expositions consacrées à des artistes maniéristes sont relativement peu nombreuses. Deux d’entre elles, l’une concernant Pamigianino, l’autre concernant Pontormo, bénéficient néanmoins de mini-site.

Parmigianino und der Europäische Manierismus :

Du 8 février au 15 mai 2003, une exposition monographique regroupant des œuvres de Parmigianino, aussi connu en français sous le nom du Parmesan, s’est tenue dans la ville natale de l’artiste, à la National Gallery de Parme. Parmigianino e il manierismo europeo (Parmigianino et le maniérisme européen) commémorait l’anniversaire des 500 ans de la naissance de l’artiste, en 1503. L’exposition s’est ensuite déplacée. Du 5 juin au 15 septembre 2003, cela a été au tour du Kunsthistorisches Museum de Vienne d’accueillir ces œuvres. L’exposition s’intitulait Parmigianino une der Europäische Manierismus. Le mini-site de l’exposition est disponible en allemand et en anglais.

Capture d'écran de la page d'introduction de l'exposition Parmigianino und der Europäische Manierismus.

Capture d’écran de la page d’introduction de l’exposition Parmigianino und der Europäische Manierismus.

Le site se présente de manière très simple. Le premier onglet, « Introduction », nous donne quelques informations générales sur l’œuvre de Parmigianino et sur l’exposition qui lui était consacrée. À cette occasion, 25 de ses peintures étaient rassemblées, ainsi que 60 de ses dessins, qui constituent une part importante de sa production. Le deuxième onglet présente une chronologie qui prend l’aspect d’une frise, exposant la vie de Parmigianino. Pour plus de clarté, les éléments biographiques sont dans des encadrés bleus, pour les séparer des éléments historiques, qui sont dans des encadrés blancs. Cette frise est interactive : dans certains encadrés bleus sont représentés des détails d’œuvres de Parmigianino. Cliquer sur celles-ci nous envoie sur une page contenant plus de détails sur l’œuvre.

On retrouve toutes ces pages dans l’onglet « Selected Objects ». Le Kunsthistorisches Museum a choisi de mettre en valeur une quinzaine d’œuvres de Parmigianino. Une description accompagne chacune des œuvres. Ces descriptions sont courtes mais permettent néanmoins de mettre en valeur des pistes d’analyse possible. En dessous de chaque image se trouve des flèches, permettant de faire défiler des détails de l’œuvre étudiée.

Parmigianino, Madone de saint Zacharie, 1530, huile sur bois, 60 x 75 cm, Florence, Galerie des Offices. © Archives Alinari, Florence, Dist. RMN-Grand Palais / Georges Tatge.

Parmigianino, Madone de saint Zacharie, 1530, huile sur bois, 60 x 75 cm, Florence, Galerie des Offices. © Archives Alinari, Florence, Dist. RMN-Grand Palais / Georges Tatge.

La figure du Christ n’apparait que sur une seule de ses œuvres : La Vierge à l’Enfant avec saint Zacharie (ou Madone de saint Zacharie), dont la date de réalisation est inconnue. L’œuvre est conservée à la Galerie des Offices de Florence. La description de l’œuvre nous donne des détails intéressants qu’il n’est pas possible de voir sur une reproduction de l’œuvre, comme des inscriptions situées sur le livre que tient saint Zacharie, ce qui nous permet de disposer d’éléments pertinents pour une éventuelle analyse de l’œuvre.

Pontormo. Dibujos. :

Pontormo. Dibujos (Pontormo. Dessins.) est une exposition organisée par la Fundación Mapfre à Madrid. Il s’agit de la première exposition consacrée à Pontormo en Espagne. Son commissaire d’exposition est Kosme de Barañano. Elle a commencé le 12 février et s’achèvera le 11 mai 2014. Cette exposition regroupe une soixantaine de dessins de la main de Pontormo et neuf autres dessins effectués par des artistes variés de la Renaissance, comme Dürer. Le site est disponible en espagnol et en anglais.

L’interface du site est claire. Il existe néanmoins un inconvénient : lorsque l’internaute ne bouge pas son curseur pendant quelques secondes, la barre de menu et le cartel des œuvres disparaissent.

Le site est organisé autour de quatre onglets différents : « Introduction », « Exhibition », « Artist » et « Virtual tour ». Le deuxième onglet est divisé en cinq différentes parties. La première, « The Drawing », décrit en quelques phrases la personnalité de Pontormo et le rapport qu’il entretenait avec son art, ainsi que les techniques de dessin de Pontormo. Trois exemples de dessins numérisés, dont les cartels se situent en bas à gauche, accompagnent cette description. La deuxième partie fonctionne sur le même principe, en présentant cette fois-ci les rapports de l’œuvre de Pontormo à celle de son maître Andrea del Sarto, ou encore à celle de Dürer. Enfin, la troisième partie concerne les dernières œuvres de Pontormo. La quatrième partie présente un élément assez inédit et rare : le journal de Pontormo, rédigé par l’artiste entre 1554 et 1556, à la fin de sa vie. La cinquième partie, « 520 años de Pontormo », est complément différente. Elle vise à présenter l’exposition qui a lieu en parallèle de celle-ci, Pontormo e Rosso Fiorentino. Divergenti vie della « maniera » au Palazzo Strozzi de Florence. Les deux expositions ont en effet été organisées dans le but de célébrer l’anniversaire des 520 ans de la naissance de Pontormo.

L’onglet « Artist » donne une biographie détaillée de Pontormo. Enfin, le quatrième onglet, « Virtual tour », complète la présentation de l’exposition, comme le fait également le site de Palazzo Strozzi. Cette visite virtuelle est divisée reprend les quatre première parties de la catégorie « Exhibition » du site, avec en plus une introduction, permettant ainsi de se déplacer rapidement au sein de l’exposition.

Comme pour l’exposition Parmigianino, la figure du Christ est également peu présente. Le Christ apparait notamment sur une Étude de la Mise au tombeau du Christ, réalisée à la sanguine sur papier blanc, conservée au Cabinet des dessins et estampes des Offices de Florence (Gabinetto Disegni e Stampe degli Uffizi).

Les informations données par les mini-sites des expositions Parmigianino und der Europäische Manierismus et Pontormo. Dibujos sont donc très succinctes. Ces informations sont néanmoins relativement intéressantes pour bénéficier d’une point de vue général sur l’œuvre complète de ces artistes. On peut supposer que, étant donné que ces sites visent à présenter des expositions, il faut simplement donner à l’internaute l’envie d’aller voir l’exposition, ce qui empêche les institutions culturelles de mettre en ligne beaucoup trop d’informations. Néanmoins, la première exposition, Parmigianino und der Europäische Manierismus présente de manière claire un petit corpus d’œuvres de l’artiste. La deuxième exposition, Pontormo. Dibujos., présente une partie de l’œuvre d’un artiste de la Renaissance, à savoir les dessins, qui n’est pas souvent mise en valeur.

M.E.L